Description
GUINEE BISSAU et BIJAGOS
La Guinée Bissau, un pays encore inconnu où les frontières entre l’eau et la terre se modifient avec le changement des marées, recouvrant et découvrant des mangroves, des plages et des estuaires. Un voyage qui nous mènera dans des forêts vierges, des villages isolés, des cérémonies animistes et dans le plus grand archipel d’Afrique : les Bijagos. La plupart des îles Bijagos n’ont pas de peuplement permanent et constituent un véritable paradis pour de nombreuses espèces d’oiseaux et une faune rare. Enfin, Bissau offre une excellente occasion de découvrir le mélange intriguant de styles portugais et africain, créant et développant ainsi des vibrations uniques.
Un itinéraire visant à découvrir la nature et la culture, ainsi que des moments de détente pour profiter du bleu de l’océan et des plages sauvages où seuls nos pas laissent des traces.
Pour les voyageurs qui recherchent quelque chose de nouveau et de très spécial en Afrique !
Grâce à l’éloignement de la destination, la culture tribale africaine est restée intacte. On y découvre des religions animistes traditionnelles, des rois traditionnels, des masques de danse et des tribus qui vénèrent encore les statues de leurs ancêtres. La nature est également restée intacte et des espèces animales rares vivent sur les îles.

JOUR 1, Lundi 8 février: Bissau, la capitale
Arrivée à Bissau et transfert à l’hôtel.
JOUR 2, Mardi 9 février: De la capitale fantôme à l’archipel des Bijagos. de Bissau à Rubane (bateau à moteur)
À bord d’un bateau à moteur, nous commençons notre navigation à la découverte de l’archipel des Bijagos avec ses îles reculées et ses installations humaines isolées. L’Archipel Bijagos est situé à approximativement 60 km off-shore. Il est composé pas 88 îles (dont seules 21 sont habitées en permanence). Il constitue le plus grand archipel d’Afrique. Bijagos est un « joyau géographique » avec ses paysages sauvages et primitifs, sa culture tribale authentique et sa faune unique.
En raison de l’éloignement de la destination, du manque de moyens de transport et de l’attachement profond aux traditions locales, les habitants des Bijagos ont été peu influencés par le monde extérieur : pendant les cérémonies, les femmes portent encore la saiya – une jupe traditionnelle en paille – et la vie dans les villages est rythmée par les initiations et les cérémonies secrètes. Par exemple, les jeunes hommes doivent passer par un rite d’initiation de sept ans au cours desquelles ils vivent dans un « couvent », sans aucun contact avec les femmes.
Notre premier arrêt sera l’île de Bolama, ancienne capitale de la Guinée portugaise de 1871 à 1941, avant son déménagement à Bissau. Quand les Portugais sont partis, les locaux sont venus occuper la ville qui est aujourd’hui délaissée et est partiellement envahie par la végétation tropicale. Elle a été construite au départ suivant les plans d’un « Castrum Roman » (citadelle romaine) et aujourd’hui nous pouvons voir ses grandes avenues ensoleillées et léthargiques, ses places vides, ses fontaines sèches, ses jardins non entretenus, et ses charmants bâtiments administratifs dans un néo Style palladien Au palais du gouverneur, on peut encore admirer des colonnes de style classique… où paissent maintenant des chèvres! Bolama, bien qu’habité, est plongé dans l’atmosphère féerique d’une ville fantôme.
Arrivée sur l’île Rubane/Bubaque
JOUR 3, Mercredi 10 février: D’ÎLE EN ÎLE (bateau à moteur)
En suivant un trajet passionnant parmi les îles, nous atteindrons le site où, dans le calme de l’océan, les dauphins se rencontrent. Parmi des dizaines et des centaines de dauphins qui tournent en rond et clapotent sur les vagues, nous nous trouverons à l’intérieur d’un spectacle naturel unique.
Pour les départs du 23 janvier, du 4 octobre, du 4 décembre et du 26 décembre 2025, événement spécial : hippopotames d’eau salée.
Départ le matin pour les îles Orango, qui sont une zone protégée. Guidés par un garde forestier, nous marcherons jusqu’aux étangs où, avec un peu de chance, nous découvrirons des hippopotames d’eau salée.
Depuis Orango, nous naviguerons vers d’autres îles pour découvrir des villages isolés où les traditions culturelles sont encore pratiquées. Avec un peu de chance, notre guide local pourra nous indiquer dans quel village se déroulent des danses de masques ou des rituels d’initiation.
Retour à notre base confortable sur l’île de Rubane.
JOUR 4, Jeudi 11 février: HIPPOS. (bateau à moteur)
Orango est une zone sauvage protégée reculée composée de 4 îles séparées uniquement par des canaux. Parmi les nombreuses espèces vivant dans ce paradis immaculé, on trouve un mammifère unique : le spectaculaire « hippopotame d’eau salée ». Ces animaux rares vivent principalement dans des étangs entourés de forêts inondées de mangroves et vont parfois même se baigner dans l’océan. Pendant la bonne saison, ces grands mammifères se déplacent vers certains étangs où, avec un peu de chance, notre garde forestier local saura nous y nous emmener en promenade.
Retour à notre base confortable sur l’île de Rubane.
JOUR 5, Vendredi 12 février: VIE DANS LES ÎLES
Aujourd’hui, nous profitons du mode de vie simple de l’archipel : nous nous détendons sur la plage sauvage et/ou au bord de la piscine et visitons le plus grand village de l’archipel, le seul à être relié au continent par un ferry une fois par semaine : des ruelles non pavées, un minuscule marché coloré, des bars, des boutiques locales et le petit musée ethnographique consacré à la culture Bijago.
En option : promenade à la découverte de la végétation luxuriante de l’île.
JOUR 6, Samedi 13 février: Bissau
Détente. L’heure de départ sera déterminée par les conditions météorologiques.
Arrivée en bateau à moteur à Bissau.
JOUR 7, Dimanche 14 février: L’ART TRIBAL DANS SON CONTEXTE D’ORIGINE. (4 heures)
Nous quittons la route principale pour un petit sentier qui nous permet de découvrir les villages Manjaco les plus reculés.
Certaines familles Manjaco, à l’intérieur des grandes maisons patriarcales traditionnelles, possèdent un autel à la mémoire de leurs ancêtres, fait de poteaux de bois sculptés, les « Pecab », qui représentent, précisément, les esprits des ancêtres. Ceux-ci sont conservés dans des sanctuaires appelés « Cab Balugun ». Nous visitons de petits villages cachés dans la forêt pour découvrir, avec la permission des anciens, des sculptures sacrées en bois qui varient en âge et en style, allant des statues abstraites vieilles de plusieurs siècles au style naturaliste plus récent influencé par le contact avec le monde occidental. C’est une occasion unique d’admirer l’art tribal dans son contexte culturel d’origine : le village, et de découvrir les différents styles d’une tradition ancienne qui a survécu à la période coloniale et conserve sa vitalité dans le monde contemporain.
JOUR 8, Lundi 15 février: VILLAGES MAGIQUES, (150 km – 4 heures)
Journée complète d’exploration d’une région habitée par le peuple Pepel, qui vit dans des huttes d’argile typiques recouvertes d’un toit de chaume. Déjeuner dans un restaurant local.
Au cœur d’un petit village, nous rencontrerons un prêtre féticheur capable de consulter les esprits des morts, car nous sommes dans une culture profondément animiste.
Visite d’une ancienne distillerie de rhum locale (appelée Cana) datant de l’époque coloniale : nous serons enveloppés par l’odeur des tonnes de canne à sucre qui sont écrasées et raffinées chaque jour dans cette distillerie chauffée au bois.
Retour à Bissau, arrêt dans un bar en plein air connu pour sa meilleure version tropicale du mojito, et dîner dans un restaurant du quartier le plus animé de Bissau.
JOUR, 9, Mardi 16 février: CARNAVAL
Matin, découverte de la capitale. Bissau-Vehlo : l’ancien quartier portugais, imprégné d’une atmosphère qui rappelle le Portugal d’autrefois. C’est ici que l’on découvre le mélange des âmes africaines et portugaises. Continuation vers le palais présidentiel, la cathédrale catholique, la Fortaleza Amura, le monument de l’indépendance et la place Che Guevara. Déjeuner dans un restaurant.
Le carnaval est la principale fête nationale en Guinée Bissau. Le carnaval est un incroyable mélange de traditions africaines et portugaises. Le carnaval se déchaîne dans l’après-midi, les masques colorés des différents quartiers commencent à défiler : masques traditionnels sacrés, guerriers vêtus de peaux de crocodile et armés de flèches, jeunes filles initiées, masques contemporains en papier mâché, tous entourés de jeunes filles ne portant que des colliers de perles de cristal autour de la taille. Des heures de défilés dansants et animés font de ce carnaval une expérience inoubliable, une véritable « fiesta popular » combinant l’esprit africain joyeux et les influences portugaises et brésiliennes.
Le carnaval se poursuit jusque tard dans la soirée. Le transfert vers l’aéroport est possible dans la nuit.